Plaque commémorative de Jean Nicoli
Présentation
« Tout à l’heure je partirai. Si vous saviez comme je suis calme, presque heureux de mourir pour la Corse et pour le parti. Ne pleurez-pas, souriez-moi. Soyez fiers de votre papa (…) » écrit Jean Nicoli sur un paquet de cigarettes, peu avant sa mise à mort.
En mai 1943, Jean Nicoli est nommé responsable de l’armement au niveau du comité départemental du Front National et il échappe de peu à une arrestation le 17 juin, à Ajaccio, lorsque Giusti et Mondoloni sont abattus sur le cours Napoléon, à La Brasserie Nouvelle. Mais dix jours plus tard, il est arrêté sur dénonciation d’un voisin, dans un immeuble du 3, rue de Solferino, où il préparait un débarquement d’armes en compagnie de Jérôme Santarelli et de Jacques Bonafedi.
D’abord incarcéré à Ajaccio, il est transféré à Bastia pour être jugé par le tribunal militaire italien qui le condamné pour espionnage militaire à être « fusillé dans le dos ». Mais le 30 août, il face au peloton d’exécution et, refusant de tourner le dos, il aurait lancé : « Vous n’avez pas le courage de me regarder dans les yeux, vous êtes des lâches ». Ses bourreaux le frappent alors à coups de crosse et le poignardent jusqu’à le décapiter. Enterré à Bastia, la tête entre les pieds, il est exhumé en 1944 pour être conduit dans son village natal.
Galerie
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3 rue de Solferino, 20000 AjaccioContacts
Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine d’Ajaccio
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Liens utiles
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Sources
Ville d'Ajaccio - Direction des Patrimoines