Eglise abbatiale Sainte-Marie de Souillac
Présentation
Eglise abbatiale Sainte-Marie de Souillac
L’abbaye Sainte-Marie de Souillac doit son origine aux moines bénédictins de Saint-Pierre d’Aurillac qui établirent ici un prieuré au Xe siècle. L’église romane, du XIIe siècle, présente le double intérêt d’offrir un ensemble sculpté de haute qualité et d’être, avec la cathédrale de Cahors, la seule église à file de coupoles du Haut-Quercy qui nous ait été conservée. Le chevet est constitué par une vaste abside sur laquelle se greffent des chapelles rayonnantes à pans coupés. La nef unique et la croisée du transept sont couvertes de coupoles sur pendentifs. A l’ouest, la tour-porche de la fin du XIe siècle abrite une nécropole (XIIIe-XVe). A l’intérieur de l’église, on découvre un ensemble sculpté, éléments d’un portail jamais mis en place. Le style et l’iconographie supposent des contacts étroits avec les chantiers de Moissac et de Cahors. Les scènes du miracle de Théophile entre saint Pierre et un saint abbé constituent une partie de l’ébrasement du portail. Le trumeau s’inspire directement de celui de Moissac. Des animaux fantastiques et des humains s’entrecroisent tandis que sur une face Abraham s’apprête à sacrifier Isaac. Deux figures de piédroits complètent cet ensemble : le patriarche Joseph et l’admirable prophète Isaïe, jambes croisées dans un mouvement de danse. Les bâtiments monastiques romans, détruits pendant les guerres de religion, furent reconstruits au XVIIe siècle par les bénédictins de Saint-Maur. Leur architecture rigoureuse s’harmonise parfaitement avec la pureté des lignes de l’église romane.
Galerie