Château de Feugerolles

Présentation

Le château de Feugerolles surplombe la vallée de Valchérie et la route du Puy-enVelay à Saint-Etienne, qui longe la vallée de l’Ondaine. Sa présence est attestée en 1173 par la charte d’échange de possessions entre Guy comte du Forez et l’archevêque de Lyon, qui attribue précisément Feugerolles (« Felgirolarum ») au comté du Forez. Certains pans de murailles « en arête de poisson » témoignent même d’une construction préromane. Le château était probablement une forteresse refuge. A l’époque de l’échange, la baronnie de Feugerolles appartenait à Guichard, cadet de la première maison de Jarez. Au XIIe siècle, le château appartient ainsi à la maison de Jarez, et aux XIIIe et XIVe siècles à la prestigieuse famille des Lavieu qui le reconstruit. Un siècle plus tard, un descendant, Claude de Lévis, conjointement à son fils Jacques, vendit la baronnie à un noble florentin Alexandre de Capponi, seigneur de Rochela-Molière par sa femme, Françoise d’Augerolles. Cet Alexandre était le fils du banquier Laurent Capponi, premier de la branche française des Capponi, qui s’établit en France en 1530 et fut naturalisé français en 1553 par lettres patentes du roi Henri II. Ces Capponi faisaient partie de ces riches banquiers florentins qui financèrent les campagnes militaires des rois de France jusqu’à Henri IV.

Durant les guerres de religion, Alexandre fut l’un des rares seigneurs de la province à rester fidèle au roi. Parti du château soutenir la cause d’Henri IV, et bien qu’il y ait laissé une bonne garnison, la forteresse fut prise par surprise en mars 1590. La moitié sud fut ruinée par les ligueurs du seigneur de Saint Chamond dépendant d’Anne d’Urfé, lieutenant général du Forez. Quand Alexandre fut rentré en possession de son bien, il acheva de raser la partie endommagée et fit construire pour son agrément une demeure plus à la mode, laissant la vielle partie nord du XIVe siècle. L’ancienne façade est fut remplacée par un bâtiment central XVIe siècle qui s’appuie au sud sur le bastion carré, la « tour Henri IV », édifiée en 1600. Alexandre fit exécuter en même temps d’immenses travaux de remblai : l’actuel jardin à la française sur terrasse à l’italienne, et l’allée dite « le boulevard » qui conduit à l’entrée du château. Sa petite fille, Catherine Angélique Capponi, légataire universelle, épousa en 1676 Pierre Hector de Charpin, comte de Souzy et de la Forest des Halles.

La tourmente révolutionnaire n’épargna pas tout-à-fait Feugerolles. Ses tours furent découronnées de leurs girouettes, des écussons martelés, des créneaux abattus. Louis-Alexandre de Charpin, qui y vivait à cette époque, échappa à la guillotine grâce à de nombreuses pétitions de ses concitoyens qui impressionnèrent le conventionnel Claude Javogue. Il fut relâché moyennant le « don gracieux à la Nation » de son argenterie

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Château de Feugerolles

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Sources

Fondation du Patrimoine